Peintre Anglais originaire de Londres, Nicholas Archer puise son inspiration dans les préoccupations Victoriennes de l'idéalisme, des contes féeriques et des mythes tirées des oeuvres de peintres tels que Richard Dadd, d’artistes du mouvement des préraphaélites. Archer intègre leurs visions esthétiques du romantisme dans son processus créatif avec un trait contemporain, créant ainsi un vocabulaire visuel riche enivrant les sens. Ces qualités ornementales sont sans rappeler les travaux d’influents artistes contemporains tels que Fred Tomaselli ou le vainqueur du Turner Prize : Chris Ofili. Archer nous fait cependant voyager dans les méandres merveilleuses et aléatoires de l'esprit d'un enfant, bien qu'il soit capable, au travers du processus créatif, de troubler les notions de ce qui est réel ou imaginaire. Les “Cottingley Fairies“, photographies datant de 1917 sont aussi une source d'inspiration. Celles qui réussirent en leur temps à tromper le public, grâce des subterfuges photographiques et faire croire à l'incroyable. D'une manière très similaire, Nicholas Archer est capable de manipuler notre propre perception de la réalité. En effet, ses peintures, photographies, collages et surfaces peintes, sont très souvent vagues, les personnages et paysages peuvent être à la fois réels ou fictifs. Tombons-nous dans le jeu des métaphores visuelles de l'artiste ou observons-nous simplement l'imagination joueuse d'un enfant et des ses croyances aux contes de fée ? Dans le monde d'aujourd'hui, en quêtes de réponses, c'est un rêve vers lequel on pourrait facilement ce soustraire. Archer fait appel à d’autres sens : mémoire, conscience, etc. Archer fait partie de ces artistes anglais qui ont décidés de retourner vers la nature et de vivre au sein d’une Angleterre plus terrienne.